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Canicule et fortes chaleurs : comment protéger et traiter l'eau de votre piscine ?
Avec le thermomètre qui grimpe, la tentation de plonger est grande. Le problème, c'est que les fortes chaleurs sont aussi le pire ennemi de votre bassin. Plus l'eau chauffe, plus les bactéries et les algues prolifèrent vite, plus l'eau s'évapore, et plus vos traitements perdent en efficacité.
La bonne nouvelle : tout se joue sur quelques réflexes simples, à condition de les tenir au quotidien. Voici les 5 gestes qui font la différence entre une eau cristalline et un bassin qui vire au vert en plein mois de juillet.
Augmenter le temps de filtration
C'est l'erreur la plus fréquente : couper la filtration en journée pour économiser. En été, c'est exactement l'inverse qu'il faut faire.
Plus l'eau est chaude, plus les micro-organismes se développent vite. Et c'est la filtration mécanique qui fait environ 80 % du travail de nettoyage, bien avant les produits. Si elle tourne trop peu, le chlore court derrière sans jamais rattraper. Il faut se rappeler que la chimie fait 20% du travail, elle est en soutient. Pour avoir une eau turquoise c'est vraiment la filtration qui fait le plus gros du job.
La règle simple pour estimer votre temps de filtration quotidien : divisez la température de l'eau par deux. Une eau à 28 °C, c'est donc environ 14 heures de filtration. Au-delà de 30 °C, on passe en filtration quasi continue.
C'est une règle de départ pratique, mais elle dépend aussi de votre pompe et du volume de votre bassin : l'objectif réel, c'est de filtrer l'intégralité de l'eau plusieurs fois par jour. Si votre pompe est bien dimensionnée, vous tiendrez peut-être l'eau claire avec un peu moins. En cas de doute, mieux vaut filtrer trop que pas assez.
Le bon créneau ? Privilégiez la filtration en journée, quand le soleil tape et que les baigneurs sont dans l'eau : c'est là que la pollution arrive. Si vous filtrez la nuit pour profiter des heures creuses, gardez au moins un créneau de quelques heures en pleine après-midi.
La pompe à vitesse variable : filtrer plus, dépenser moins
Si l'idée de faire tourner votre filtration en continu pendant la canicule vous inquiète pour la facture, c'est le bon moment de parler de la pompe à vitesse variable.
Contrairement à une pompe classique qui tourne toujours à plein régime, une pompe à vitesse variable adapate sa puissance au besoin réel. La plupart du temps, elle filtre à vitesse réduite, et c'est là que tout se joue, en baissant le régime, la consommation chute de façon spectaculaire. À la clé, une économie d'énergie jusqu'à 50 à 70 % par rapport à une pompe mono-vitesse. L'avantage est double, on est souvent sur une pompe plus silencieuse. Par contre, vous vous en doutez, l'investissement de départ est plus élevé qu'une pompe standard, il s'amortit néanmoins en quelques saisons avec les économies réalisées.
Surveiller le pH, le désinfectant... et le stabilisant
Sous l'effet des UV et du va-et-vient des baigneurs, l'équilibre de l'eau bouge très vite. Trois paramètres à garder à l'œil.
Le pH a tendance à grimper. Avec le soleil et le brassage de l'eau, il monte naturellement. Au-dessus de 7,4, votre chlore perd en efficacité : à pH 8, il ne reste qu'une vingtaine de pourcents d'action désinfectante. Contrôlez le pH 2 à 3 fois par semaine et ajustez avec du pH moins pour rester autour de 7,2 - 7,4.
Le désinfectant s'épuise vite. Le chlore comme le brome sont consommés rapidement sous l'action des UV et de la pollution organique (les baigneurs). Maintenez un taux correct en permanence, et n'hésitez pas à faire un traitement de choc préventif avant un week-end de forte fréquentation (ou curatif si l'eau commence à verdir).
Le paramètre que tout le monde oublie : le stabilisant. C'est LE point clé de l'été. Sans acide cyanurique (le stabilisant), un chlore non protégé peut se dégrader de moitié en une à deux heures de plein soleil. Vérifiez que votre taux se situe autour de 30 à 50 mg/L : en dessous, votre chlore part en fumée et vous en consommez pour rien ; bien au-dessus, il devient au contraire trop "endormi". Si vous avez l'impression que votre chlore ne tient pas, c'est souvent lui le responsable.
COmpenser l'évaporation
En pleine chaleur, une piscine peut perdre plusieurs centimètres d'eau par jour entre l'évaporation et les plongeons.
Le piège des skimmers : si le niveau baisse trop, les skimmers aspirent de l'air. Résultat, la pompe se désamorce et le moteur peut griller. Le niveau doit toujours rester au milieu des skimmers.
La bonne pratique : rajoutez de l'eau régulièrement, par petits apports, plutôt qu'un gros remplissage d'un coup.
Attention quand même : chaque apport d'eau neuve modifie le pH et dilue vos produits de traitement. Pensez à ré-analyser l'eau juste après un remplissage, et à rééquilibrer si besoin.
la bâche à bulles
En journée, on retire la bâche à bulles. Laissée en plein soleil, elle crée un effet de serre : l'eau monte en température, parfois au-delà de 30 °C, et devient un bouillon de culture idéal pour les algues.
La nuit, vous pouvez la remettre pour limiter l'évaporation et protéger le bassin des débris (insectes, feuilles) qui s'invitent souvent lors des soirées d'été orageuses.
Les baigneurs et l'hygiène du bassin
Plus il fait chaud, plus on passe de temps dans l'eau. Et le corps humain apporte sa dose de pollution : crème solaire, transpiration, squames.
- Le réflexe à instaurer : la douche avant la baignade. Elle élimine le plus gros des résidus de crème et de sueur avant qu'ils ne finissent dans l'eau.
- Le nettoyage physique : passez l'épuisette et le robot plus souvent. Les matières organiques qui flottent ou se déposent au fond consomment du chlore inutilement en se décomposant. Moins elles stagnent, moins votre traitement travaille pour rien.
EN résumé
Anticiper et surveiller au quotidien, voilà les vraies clés pour s'éviter un traitement de choc coûteux en milieu de saison. Filtration augmentée, pH et stabilisant sous contrôle, niveau d'eau maintenu, bâche retirée en journée et hygiène respectée : avec ces cinq réflexes, votre eau reste claire même au plus fort de l'été.
Il faut savoir qu'avec une surface lisse, les impuretés, et donc les algues, accrochent moins. Une piscine coque sera généralement plus disposée à avoir ce genre de surface, la rendant plus facile à entretenir et étant moins sujette à des problèmes de verdissement d'eau.
Et avec les étés de plus en plus chauds qu'on connaît en Loire-Atlantique, autant prendre les bons réflexes dès maintenant.
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